A-t-on déjà autant entendu parler des anciennes décharges ? dans l'histoire récente, cela est peu probable. La fin d'année 2025 et ce début d'année 2026 ont pu mettre en exergue ce sujet dans de nombreux médias.
La médiatisation de ce sujet a démarré avec une affaire incroyable. Il s'agit d'une affaire démarrée en mai 2017 et qui s'est finie en janvier 2025. Un jeune couple de primo-accédants avait la volonté de construire leur maison sur un terrain à bâtir dans la petite commune de Pont-de-Ruan (37). Mais, la maison n'a jamais vu le jour. Dès les premiers coups de pelleteuse du constructeur en mai 2017, des monceaux de détritus ont été excavés du sol. L'ancienne décharge de Pont-de-Ruan était là, oubliée, mais bien là depuis des décennies. Parmi les vendeurs se trouvait le Maire de la commune voisine de Sorigny, et ex Président de la communauté de communes Touraine Vallée de l'Indre à l'époque, Alain Esnault. Après un premier procès perdu en 2021, le couple de vendeurs fit appel et fut de nouveau reconnu coupable et condamné par la Cour d'appel d'Orléans en janvier 2025, pour vente dolosive. Toutes les zones d'ombre n'ont pas été levés dans ce dossier, des terrains adjacents ont aussi pu être construits par dessus ou juste à côté de la décharge. Cette affaire a été médiatisée dans Ouest France, ici, et aussi chez Ici Touraine.

La radio locale du groupe Radio France a consacré un passage en matinal à l'auteur de ces lignes, et a aussi dédié deux articles en ligne à ce sujet (voir ici et ici). Un autre média public, France 3 Région Centre a lui aussi repris le sujet. Un article a été consacré. Il a repris la plupart des informations déjà sorties par Ici Touraine. L'auteur de ces lignes a été interviewé également sur son travail. Vous pouvez lire cet article sur cette page. Si des tourangelles et tourangeaux ont pu être touchés par ce sujet souvent hors des radars médiatiques, leurs homologues d'autres département l'ont été aussi.
A la jonction du local et du national, le journal Libération a consacré un reportage au sujet des ex décharges fin décembre. Il s'est servi du travail de l'auteur de ces lignes pour dresser le portrait de plusieurs sinistrés d'anciennes décharges en Indre-et-Loire, dont le couple victime d'un élu à Pont-de-Ruan. C'est aussi à cette occasion que le journal a publié une carte nationale inédite des sinistrés des ex décharges (concomitamment avec anciennesdecharges.org). Une double-page a été publiée à la fois en ligne et aussi dans la version papier du journal.
Aussi, début décembre, le journal en ligne spécialisé sur l'écologie, Reporterre, a lui aussi consacré une enquête aux problèmes posés par les anciennes décharges. Un consortium de journalistes a traité le sujet sous différents angles, dans différents pays. L'auteur de ces lignes a participé a renseigné l'enquêtrice Leila Minano pour tenter de l'aider à s'y retrouver dans les méandres des bases de données des sites et sols pollués de Géorisques. La journaliste a été interviewée par France culture sur son enquête. Accompagnée d'une camérawoman, l'enquête de Reporterre a aussi été mise en valeur à la télé au journal de 20h d'Arte. On y voit notamment la décharge de la Bassellerie à Savonnières (37), échouée dans un bois.
Enfin, fin janvier 2026, le journal le plus regardé de France et d'Europe, le 20h de TF1 a consacré son enquête aux ex décharges. Des millions de téléspectateurs ont pu bénéficier d'une information sur les risques que font peser ces décharges pour la santé et l'environnement. Ce passage télé a permis de montrer la situation d'un sinistré n'ayant pu construire des pavillons à cause d'un sol pollué et instable. Les téléspectatrices et téléspectateurs ont aussi vu les décharges de bords de cours d'eau relarguant des déchets en rivières. Et ils ont de nouveau vu la désormais célèbre décharge de la Bassellerie.
La fin d'année 2025 et le début d'année 2026 ont permis de donner une visibilité importante à ce sujet des ex décharges. C'est un des buts de ce site, faire remonter ce sujet dans l'agenda médiatique pour informer et conscientiser toujours plus de résidents français. Et le printemps 2026 pourrait permettre de poursuivre cette lancée.